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Achille Gagnon
Industriel et bâtisseur
1853-1919

Achille Gagnon était un homme d'affaires remarquable et joua un grand rôle dans le commerce et l'industrie à Arthabaska et Victoriaville où il possédait une grande tannerie, un moulin à scie et des limites à bois très étendues. Il construisit le premier aqueduc de Victoriaville et dota Arthabaska et Victoriaville de la lumière électrique. Il demeurait à Arthabaska, dans la maison de son beau-père, le juge Marc-Aurele Plamondon.

Achille Gagnon était très généreux. Il fit installer, à ses frais, dans l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska, un système d'éclairage électrique et fournit gratuitement la lumière pour toute la communauté, tant qu'il fut en possession des usines électriques à Victoriaville. Il est aussi le donateur des lustres installés dand l'église d'Arthabaska. En plus de donner la lumière c'était un bel ornement pour notre église, à cette époque.

Il est né à Arthabaska, du mariage d'Antoine Gagnon et Émélie Girouard, le 1er décembre 1853.

En 1882, il épousait Clorinde Plamondon, fille de l'honorable Juge Marc-Aurele Plamondon, ancien juge de la Cour Supérieure à Arthabaska. C'était un homme de progrès et il contribua largement au developpement de Victoriaville et d'Arthabaska.

Il demeurait à Arthabaska, mais c'est à Victoriaville qu'il a deployé le plus d'activités en affaires. Il a occupé diverses charges publiques dans les deuc localités.

Les dernières années de sa vie furent assombries par des revers de fortune, mais il n'en reste pas moins vrai qu'il a su donner une impulsion de grande importance aux affaires de la région. S'il n'a pas eu le sens pratique des affaires, il avait un esprit ingénieux et nous lui devons beaucoup.

Il est décédé à Arthabaska le 27 juillet 1919 et a été inhumé dans le cimetière paroissial.

Cet article est tiré du livre
"Arthabaska, capitale des Bois-Francs, 1961"
par Alcide Fleury.

Le 29 juin 1906, la directrice Mère Lachapelle inaugure une salle d’opération à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska. La salle mérite cependant une mention spéciale à titre d’avoir été ce jour-là la plus grande de la province! Ses proportions embrassent tout un étage non divisé de la nouvelle construction...

Le docteur Georges Côté, jeune médecin-chirurgien, fournit sa table d’opération et tous les instruments nécessaires. il prend pour l’assister le docteur E.T. Belleau, et pratique avec succès une très grave et délicate opération.

Ce chirurgien est, sans contexte, l’homme de choix pour assurer à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska sa place définitive dans le domaine hospitalier. Avec sa venue à Arthabaska, un hôpital prend enfin naissance!

Lors des travaux de construction en 1913, les malades sont difficilement transportés sur un brancard jusqu’au troisième étage; maintes fois dans un cas d’urgence, le docteur Georges Côté, fort comme un boeuf, porte même dans ses bras un malade - au poids tout autre que celui d’un poupon. Après l’avoir gentiment déposé dans son lit, il ne manque pas d’ajouter sous forme de plaisanterie : «Plus tard, mes Soeurs, vous direz : Autrefois, nous avions un ascenseur ambulant.»

Fils de Dieu-Donné Côté, un cultivateur, Georges Côté est né le 1er novembre 1870 à Somerset (Plessisville). Il est le dernier enfant du premier mariage de son père avec Tharsile Rouleau. Dieu-Donné quittera Somerset avec sa femme et ses quatre enfants, en 1874, et se rendra à Saint-Paul de Chester en passant par les bois, suivant le chemin de Craig pour s’établir au 7e rang.

La mère de Georges décède alors qu’il n’est encore qu’un jeune enfant. À 14 ans, l’orphelin s’éloigne du foyer paternel où sa mère a été remplacée. Une parente l’amène en Colombie-Britannique où il travaillera comme infirmier dans un hôpital.

Il s’attachera aux révérendes Soeurs de la Providence de Vancouver et de l’Ouest canadien. Il rencontre également un père Oblat, du nom de Dotenville, qui s’intéresse à lui et le fait instruire.

L’adolescent, toujours souriant, a au cœur un idéal. On le retrouve ainsi plus tard chez les révérends Pères Oblats d’Ottawa, étudiant le jour, travaillant le soir pour payer une partie de ses cours.

Aussi, on raconte qu’il voyage de Montréal à Saint-Paul de Chester en bicyclette et pour faire l’extraction des dents!

Son invincible énergie surmonte tous les obstacles que, de longues années durant, se dressent à l’encontre de ses aspirations. Et un jour vient où le doctorat couronne ses laborieux et méritants efforts.

La carrière professionnelle, une fois ouverte devant lui, il s’y consacre sans relève. Revenu dans son village natal vers 1904, le succès s’attache à ses pas tandis que sa charité envers les pauvres ne devient rien moins que proverbiale. C’est à ses patients dépourvus qu’il ira avec le plus de satisfaction. Jamais il ne se plaindra de ne rien recevoir pour ses soins. Dans son cœur, il les leur donne gratuitement et il y trouve le bonheur. Sa charité est silencieuse et discrète.

Au commencement de sa pratique, il fonde un foyer et prend pour épouse Antoinette Millier, de Montréal. Le couple n’aura pas d’enfants. Une épreuve le frappe : sa femme meurt. Il parle alors de son malheur avec un certain abattement. Des doutes surgissent dans son esprit quant à son utilité. Mais sa vigueur physique et sa puissante intellectualité le reprennent bientôt.

L’amour est de nouveau sur sa route et il fonde un nouveau foyer avec Jeanne Belleau, fille aînée de son confrère, le docteur Belleau. Cinq enfants naîtront de cette union : Édouard, Fernand, Esther, Paul et Marcel. Deux d’entre eux, Édouard et Paul, marcheront sur les traces de leur père et deviendront médecin.

Dès lors, bien secondé par celle qui maintenant sera toujours à ses côtés et le débarrassera des soucis matériels, le docteur Georges Côté peut se donner à son art. Rien ne l’arrête plus. Faut-il faire trente milles dans les montagnes, par les froids les plus rigoureux, il n’hésite pas et répond à un ami qui l’assure que ce client, trop pauvre, ne le paiera jamais ni ne le dédommagera de ses frais : «Par suite de ma paresse, s’il allait mourir?», se demandera-t-il fréquemment. Ce point d’interrogation sera toujours présent à son esprit, le fera s’oublier lui-même et se donner sans réserve, par besoin intérieur du devoir accompli.

Le docteur Georges Côté a une qualité rare : une fois absolue en sa discipline. Elle lui permet de pénétrer son patient de sa confiance personnelle. Cet excellent praticien est une sécurité dans l’esprit du malade.

Son souci est de terminer la tâche que lui impose l’éducation de ses enfants. Bien souvent, on l’entendra faire cette réflexion qui montre bien ce souci : “Si le bon Dieu peut m’accorder le temps nécessaire”...

Georges Côté part de Saint-Paul de Chester en 1908 pour s’installer à Victoriaville. À ce moment, avec l’assentiment des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph qui tiennent un hospice et un orphelinat, il y fait de la chirurgie à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska.

L’opinion publique ne se trompe pas qui le dit éminemment préparé à se plier aux difficultés d’un hôpital situé dans un centre plutôt rural comme celui d’Arthabaska.

Il sera au poste, fidèle, au cours des trois décennies suivantes. On rappellera, notamment, qu’en 1918, grâce à son esprit d’initiative et à sa générosité, la salle de chirurgie est pourvue d’un stérilisateur moderne. Il donne également son appareil Rayons-X. En 1927, l’installation et les déboursés qu’entraînent un appareil moderne à Rayons-X et une salle de physiothérapie, avec salles d’attente et de consultation, sont au crédit du docteur Côté.

À ceux qui lui conseillent de prendre du repos, dans les dernières années de sa vie, le docteur Georges Côté leur répond : «J’aime mieux mourir si je ne puis plus travailler, répondre aux appels, à tous les appels».

Cet ami et bienfaiteur de l’Hôtel-Dieu rend son âme le 18 juillet 1940, à l’âge de 71 ans. Il est inhumé au cimetière Saint-Christophe d’Arthabaska.

(Source : Les 100 ans de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska; photo : Ville de Victoriaville, fonds Alcide Fleury, P3, P0238.)

Alain Bergeron

BOURGEOIS, François
1918-2001
Industriel
CROCHETIERE, Rosaire
1878-1918
Capitaine/Aumônier
FLEURY, Alcide
1905-1997
Historien des Bois-Francs
LAVERGNE, Armand
1880-1935
Avocat et politicien
SUZOR-COTÉ, Marc-Aurèle
1869-1937
Peintre et sculpteur

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Cette page a été conçue le 26 Juillet, 2001
Revisée le 17 Décembre, 2003